Pour entreprendre, sortez de votre zone de confort

L’être humain est ainsi fait qu’il a tendance à s’habituer à une certaine routine et qu’il présente une aversion pour le risque. La démarche d’entreprendre est perçue comme risquée car on remplace un avenir certain par un avenir incertain. Surmonter cette aversion est cependant nécessaire pour que chacun puisse révéler son potentiel.

Quels risques perçus ?

Les revenus des indépendants:

Une différence majeure entre un entrepreneur et un salarié se passe en fin de mois. L’employé connait d’avance le montant de sa rémunération tandis que pour l’indépendant, cela dépend de divers facteurs. Et pour peu que l’activité soit saisonnière ou que l’on soit dans un cycle économique défavorable, les revenus peuvent varier fortement.

Le temps :

Un indépendant travaille souvent en soirée et le week end. Un sondage du syndicat des indépendant nous informe que les indépendants déclarent travailler en moyenne 51 heures par semaine. De tels horaires de travail peuvent être incompatibles avec votre vie familiale surtout si votre conjoint est salarié.

Le multitasking :

Être indépendant, c’est exercer votre métier mais c’est aussi savoir faire de la vente, de la gestion, du marketing et même des ressources humaines si vous êtes amenés à engager du personnel. Certains préfèrent se concentrer sur leur spécialité alors qu’il est fondamental de pouvoir assurer le reste.

Faire face à l’imprévu :

Au delà des revenus, l’indépendant est confronté à toutes sortes d’imprévus aussi bien positifs que négatifs d’ailleurs. Avoir la capacité de s’y adapter n’est pas donnée à chacun d’entre nous.

Tous ces paramètres impliquent pour les indépendants et chefs d’entreprises sont souvent amenés à sortir de leur zone de confort pour développer leur entreprise :

Zone de confort

Notre zone de confort nous permet d’évoluer dans un environnement connu. Cela nous donne un grand sentiment de sécurité sans prise de risque. Nos habitudes, nos savoirs faire, nos connaissances, notre façon de réagir et notre comportement sont intrinsèquement liés à notre zone de confort.

Aux abords de notre zone de confort, nous avons notre  zone d’apprentissage. L’expérimentation et l’observation notamment en font partie. Graviter dans cette zone est pour certains passionnant tandis que pour d’autres, il s’agira d’une situation stressante.

Rassurez-vous ! Au début, quitter sa zone de confort est stressant à divers degrés certes, pour tout le monde. Mais avec l’habitude, cela devient un état d’esprit et le stress disparait. La récompense, elle, apparait quand vous mesurez ce que vous avez été capable d’accomplir.

Plus loin que se trouve la zone d’apprentissage se trouve la « Panic zone » … c’est la zone magique mais où le risque est le plus grand. La citation qui sied le mieux pour la décrire est de Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn :

entrepreneur-citation

 

Sortir de sa propre zone de confort est un combat interne entre réticences personnelles  et les énormes avantages que l’expérience peut nous apporter.

 

Conclusion

Cette zone de confort est recherchée par beaucoup et paradoxalement, elle brise de nombreux potentiels.

Pensez aux regrets exprimés par de nombreuses personnes tels que :

  • Je n’aurais pas dû attendre la validation des autres pour oser des choses.
  • J’aurais dû croire en mes chances.
  • Je n’aurais pas dû rester sur un échec.
  • J’aurais voulu avoir plus confiance en moi.
  • J’aurais dû faire confiance à mon intuition.

 

2016-06-12T13:01:03+01:0012 juin 2016|

About the Author:

Licenciée en Sciences Economiques de l'ULB et Expert-comptable Fiscaliste ITAA